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Les récits qu’on se fait : à la découverte de l’autosabotage

Les récits qu’on se fait : à la découverte de l’autosabotage

Les récits qu’on se fait : à la découverte de l’autosabotage

Par Basma K., Thérapeute & Doctorante en psychologie organisationnelle

Il existe une souffrance silencieuse qui ne semble pas dramatique.
Elle ne crie pas. Elle ne s’effondre pas.
C’est ce genre de souffrance qui sourit tout en disant non à ce qu’elle désire profondément.

C’est l’autosabotage — l’un des ennemis les plus silencieux de notre époque.


Nous ne nous détruisons pas volontairement

Personne ne se réveille en se disant : « Aujourd’hui, je veux ruiner ma vie. »
Pourtant, nous le faisons.
Nous annulons les opportunités. Nous repoussons l’amour. Nous remettons les rêves à plus tard.
Non pas parce que nous sommes paresseux. Non pas parce que nous sommes brisés.
Mais parce que nous avons peur — et quelque part au fond de nous, nous croyons ne pas être prêts, dignes ou autorisés.

L’autosabotage n’est pas de la stupidité.
C’est une forme de survie.


Le mensonge que nous vivons intérieurement

L’autosabotage est rarement bruyant. Il vit dans l’histoire que vous vous racontez.

« Je ne suis pas fait pour m’engager. »
« Je gâche toujours tout. »
« De toute façon, je ne serai jamais heureux longtemps. »

Ces histoires ne sont pas des vérités. Ce sont des récits protecteurs.
Ils viennent de blessures anciennes — de l’enfant négligé, de l’adolescent réduit au silence, de l’adulte trop souvent déçu.

Mais ce n’est pas parce que vous croyez profondément en une idée qu’elle est vraie.


Le changement intérieur : le travail qui libère

On demande souvent : « Comment arrêter de m’autosaboter ? »
La réponse ne se trouve pas dans plus d’efforts. Elle réside dans un changement intérieur.
On ne corrige pas l’autosabotage en travaillant plus dur.
On le corrige en changeant les conditions internes qui l’ont créé.

Voici le travail :

  • Se rencontrer avec honnêteté, sans jugement
  • Découvrir la vraie raison pour laquelle on est bloqué
  • Cesser de vouloir tout contrôler et commencer à pratiquer la confiance

Parce que le contrôle est une illusion.
Et l’autosabotage est souvent notre tentative désespérée de garder le contrôle sur la douleur que nous pensons imminente.


Le tournant : du blocage à la clarté

La guérison commence quand on se regarde enfin dans le miroir et qu’on dit :

« Je me suis fait du mal. Mais je me pardonne. »

On passe du blocage à la lumière non pas quand tout change à l’extérieur — mais quand on cesse de s’abandonner à l’intérieur.
Quand on cesse de croire à chaque pensée répétée depuis des années.
Quand on réalise que nous avons le pouvoir de réécrire notre histoire.

Ce n’est pas qu’une question d’état d’esprit.
C’est une découverte de soi.
C’est connaître le soi sous l’armure.


Derniers mots : vous n’avez jamais été destiné à être votre propre ennemi

L’autosabotage n’est pas une faiblesse. C’est la peur déguisée.
C’est cette part de vous qui essaie de vous protéger — de la manière la plus douloureuse qui soit.

Mais vous pouvez cesser de vous battre contre vous-même.
Vous pouvez apprendre à vous tenir à vos côtés.
Vous pouvez adoucir votre critique intérieure, lâcher l’ancienne identité et laisser la joie entrer — sans méfiance.

Parce que vous n’êtes pas l’histoire qu’on vous a apprise.
Vous êtes celui ou celle qui peut changer la fin.


Avec compassion,
Basma K.
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